Attachée à la mise en valeur des patrimoines du département de l'Ain, Patrimoine des Pays de l'Ain propose chaque année, de juin à octobre, un ensemble de visites guidées, Les Patrimoniales, sous la conduite de guides spécialistes.

Ce cycle de découvertes est ouvert à tout public.

Chaque visite est inédite puisqu'il s'agit, soit de sites habituellement fermés au public et qui ouvrent exceptionnellement leurs portes à l'occasion des Patrimoniales ou des Journées européennes du Patrimoine, soit des visites guidées réalisées spécialement pour l'occasion en accord avec les propriétaires et/ou les membres d'associations du site choisi.

Le nombre de places est limité à 25 personnes pour permettre une visite la plus agréable possible (confort d'écoute, sécurité,...). 

Réservation obligatoire auprès de Patrimoine des Pays de l'Ain. Les informations complémentaires (lieu, horaire) vous seront transmises lors de votre réservation.
Tarif: 5 € / pers. 
Gratuit - 12 ans

Pour s'inscrire aux visites ou pour tout renseignement complémentaire, veuillez Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

Programmation 2020 

ANNULE Samedi 16 mai : Les Peintures de l'église de Saint Marcel de Bouligneux

Lové au cœur de la Dombes, Bouligneux village cerné d’étangs, compte une poignée de trois cents âmes.
Son église, son château témoignent de son passé historique, patrimonial et architectural très riche. 

L’église de Bouligneux, sous le vocable actuel de Saint Marcel est mentionnée dès 940 dans une Charte de l’abbaye de Cluny.Peintures murales médiévales après restauration dans l'église de Bouligneux (01) - 06.11.2019 - Flore Giraud


De plan en croix latine, l’église actuelle remonte au XIIe siècle, se  composant d’une nef, de deux chapelles latérales érigées au XIVe siècle et au  XVIIe siècle formant un transept, d’un chœur à chevet plat, d’un porche dans lequel s’inscrit un élégant portail roman.

Elle est inscrite, depuis 2008, au titre des Monuments Historiques.


Sa restauration soignée, entreprise depuis plus de dix ans par des professionnels des métiers d’art, a eu le soutien  financier de différentes instances, régionales, départementales, communales, associatives. Et grâce à l’appui de  généreux donateurs ainsi que de bénévoles passionnés, l’église de Bouligneux a retrouvé son lustre d’antan.


Ses façades extérieures, aujourd’hui entièrement restaurées après plusieurs tranches de travaux, laissent apparaître un appareillage harmonieux. 


Sa chapelle Nord des La Palud seigneurs de Bouligneux a fait elle aussi l’objet d’une restauration soignée intérieure. Une litre seigneuriale courant sur tous ses murs, atteste de sa fonction  funéraire. Des culots en pierre polychrome ainsi qu’ un retable calvaire de facture raffinée, ornent cette chapelle.



Un arc triomphal sépare la nef du chœur dont la restauration vient de s’achever. Voûté sur croisées d’ogives il nous un ensemble monumental de décors peints dans de chaudes tonalités ocre.
Ces peintures dateraient du XIIIe siècle.

Bien conservées dans leur ensemble, elles décorent la totalité du parement des parois du chœur étant distribuées en trois registres distincts.


Dans le registre inférieur un élégant drapé se déploie, présentant de nombreuses lacunes, conséquence de  remontées d’humidité. Nous sommes en Dombes! 


Séparé par un entablement de pierre, le registre médian, nous offre le cortège des douze apôtres en pied, inscrits dans d’élégantes arcatures, décorant  les trois parois du chœur.

Dans le registre supérieur un homme ailé et un aigle ornent le mur sud, un lion et un taureau ornent quant à eux le mur nord, chacun de ces décors monumentaux étant ceints d’un phylactère. Le tétramorphe, symbole des quatre évangélistes, encadre un Christ en gloire (pantocrator) décorant le mur est,  dont seul le visage fut conservé et épargné d’un remaniement du chevet au cours des âges. 


Cet ensemble hiératique de peintures murales, remis en lumière après huit mois d’une minutieuse restauration, reste d’une étonnante lisibilité malgré les siècles écoulés, se révélant parmi les décors peints les plus anciens répertoriés dans l’Ain.

Des interrogations subsistent, quant aux commanditaires d’un tel chef d’œuvre.

L’Association  pour la Restauration  de l’ Église  de Bouligneux, se lance un nouveau défit, en essayant de découvrir au vu et su de cet ensemble remarquable avec l’aide d’éminents spécialistes, l’origine de ce décor révélé et remis à jour récemment, dans cette modeste église de la Dombes. Ce décor semble  préexistant à l’implantation des La Palud à Bouligneux.

L’ultime tranche de travaux comportera la restauration de la nef remaniée au XIXe siècle, ainsi que celle de la chapelle sud.

Gageons que la municipalité et les instances requises, nous accompagneront jusqu’au terme de cet ambitieux projet de restauration, dont les majestueux et précieux décors peints, se cachaient sous de multiples couches de chaux et badigeons, qui lui valurent très certainement leur salut.

 

 

ANNULE Samedi 6 juin : La Chapelle d'Aigrefeuille vestige d'une commanderie de l'Ordre de Saint Lazare

Aigrefeuille-en-Bresse ! C’est ainsi que l’on évoque ce hameau de Bâgé-Dommartin, dans tous les ouvrages qui traitent de l’Ordre militaire et hospitaliers de Saint-Lazare-de-Jérusalem.

L’association Passion Patrimoine va vous entrainer sur les pas des sires deBâgé en route pour la Croisade, car c’est à Jérusalem, que tout a commencé. Après avoir guerroyé en Terre sainte aux côtés des Ordres hospitaliers, on peut imaginer qu’Ulrich II favorisa leur implantation sur son territoire. Les Templiers s’installèrent à Laumusse (Crottet), les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem établirent des commanderies à Epaisse et à La Vavrette (Bâgé-Dommartin), tandis que l’ordre de Saint-Lazare prit possession du domaine d’Aigrefeuille (Bâgé-Dommartin). C’est sur ce dernier établissement que notre attention se porte aujourd’hui.

Dans leurs hôpitaux (léproseries), les frères de Saint-Lazare ont pour vocation de soigner le mal de lèpre. L’établissement d’Aigrefeuille semble avoir toujours été une exploitation agricole, avec des bâtiments disposés dans le pur style des fermes bressannes.

Au XXe siècle, le domaine est abandonné et les constructions disparaissent avec le temps, sauf l’oratoire construit en carrons. Cela dénote l’attention particulière portée au lieu de culte avec l’emploi d’un matériau « noble » et « pérenne » pour l’époque.

Sauvée in extremis d’une disparition totale, la chapelle doit sa « résurrection » à une équipe de bénévoles dévoués et passionnés. Elle-seule témoigne du passé glorieux des lieux.        Chapelle dAigrefeuille 1

Venez découvrir une histoire d’Aigrefeuille riche,parfois surprenante, voire intrigante. Par exemple, le décor peint du chœur a survécu miraculeusement, ainsi que la pierre armoriée du grand maître Philippe de Courcillon de Dangeau. L’incroyable découverte d’une bulle plomb (XIIIe-XIVe siècles) provenant de la maison-mère de l’Ordre à Jérusalem, conforte l’importance historique de la commanderie. Mais celle-ci réserve encore son lot d’énigmes. Que pouvait-il y avoir sous le plancher de la chapelle initiale ? Comment était le clocher ?
Qu’est devenue la cloche datée de 1684 ?...

 

 

 

 

 

 

 

ANNULE Samedi 27 juin : Suzanne Valadon à Saint Bernard

Visite patrimoniale organisée conjointement par Patrimoine des Pays de l’Ain et le monastère royal de Brou. Léglise de Saint BernardAvec l’aimable participation de Magali Briat-Philippe, Conservatrice en chef et Directrice du service des Patrimoines au monastère royal de Brou et de Monsieur Albert REBAUD de l’association patrimoniale locale Spinosa.

Cette visite inédite à deux voix est proposée dans le cadre de l’exposition « Suzanne Valadon et ses contemporaines, peintres et sculptrices (1880-1940) » présentée au monastère royal de Brou du 16 mai au 13 septembre 2020.

Suzanne Valadon (1865-1938) a habité plusieurs années à Saint Bernard. En effet, son mari André Utter (1886-1948), blessé à la guerre en 1917, séjourne dans un hôpital militaire près de Belleville-sur-Saône. Suzanne le rejoint peu de temps après. Séduits par la région, ils deviennent propriétaires en 1923 du château de Saint-Bernard situé en bord de Saône. Le fils de Suzanne Valadon, Maurice Utrillo (1883-1955) les rejoint également. Les trois artistes y ont chacun leur atelier et s’inspirent du village, de l‘église, du château et des paysages environnants que nous vous proposons de redécouvrir à travers quelques reproductions de tableaux réalisés par Suzanne Valadon. Cette balade artistique et architecturale vous permettra non seulement d’en savoir plus sur la vie et l’œuvre de Suzanne Valadon mais également sur l’histoire et l’architecture du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNULE Samedi 18 juillet : Du barrage de Chanteau aux pertes de la Valserine

Rivière pittoresque ayant creusée ses pertes et ses « oulles »(marmites) aux temps géologiques, elle fut aussi frontière jusqu'à un passé récent et site industriel de ses pertes à son confluent avec le Rhône.

Nous cheminerons de ce qui reste du barrage de Chanteau, un peu avant son confluent, où Louis Dumont produisit l'électricité permettant à Bellegarde, aujourd'hui Valserhône, de devenir la première ville éclairée, grandeur nature, à l'électricité en 1884.

Nous atteindrons ensuite la guérite des douaniers puis l'ancienne usine de télémécanique érigée par Louis Dumont en 1880 dont l'énergie fit tourner la minoterie Lullin puis Convert située au bord de la nationale 84. Nous longerons ensuite le canal d'amenée à l'usine de télémécanique qui partait du barrage Convert 400 m plus haut, aujourd'hui détruit.

Nous atteindrons ensuite le barrage de Métral au passé et présent industriel (moulins, fonderie Turquois, pompes Darblay, SCAHE).

Nous finirons notre promenade,    réservée à d'assez bons marcheurs(terrain glissant accidenté, escaliers), par le site géologique du pont des Oulles, dont le pont natureldepuis l'antiquité servit de lieu de passage entre Lyon et Genève, jusqu'à la construction du pont Lavardin, dit de Bellegarde, à Coupy.

Tout au long de la promenade, en divers points, nous vous parlerons géologie, faune, flore,industrie, histoire, douane et contrebande…

 
 
 
 DSC 0082
 
 
 
Samedi 12 septembre : Quand les pierres racontent Hauteville

Présentation de l’histoire de l’exploitation depuis le début du XXe siècle jusqu’à nos jours, par Dominique TRITENNE. Membre de la société Le Bugey et de RHÔNAPI, il a publié de nombreux articles et participé à des ouvrages sur les pierres de l’Ain (pierre marbrière d’Hauteville, pierre blanche de Seyssel, choins de Villebois et de Fay, etc...). 

-Ensuite, nous partirons, par nos propres moyens (le transfert n’est pas assuré par PPA), en direction des carrières. Prévoir des chaussures plates et fermées impérativement. Christian LAURENT, président de RHÔNAPI, nous guidera dans une visite consacrée à l’exploitation actuelle de la pierre d’Hauteville et nous expliquera pourquoi cette pierre a obtenu l’IG (Indication Géographique) « Pierres Marbrières de l’Ain », remise officiellement par l’INPI le 4 décembre 2019, à l’occasion du deuxième salon français de la pierre naturelle ROCALIA, à Eurexpo-Lyon.

 

CB Hauteville 5

 
 
Samedi 3 octobre : La Chapelle des Minimes domine la Saône
 

Petite ville touristique située sur un axe stratégique, en bords de Saône, Montmerle-sur-Saône n’a cessé de se développer depuis le haut Moyen-Age.

Attesté par les écrits dès le XIe siècle, ce site, actuellement nommé « des Minimes » surplombant la Saône évolue au gré des conquêtes, des dons et des bienfaiteurs. De par sa position stratégique naturelle, il avait un rôle de défense : château primitif, peut-être en bois. Ce n’est qu’au XII° siècle que ND de Montmerle est citée, sans doute construite en « dur » en même temps que le château auquel elle est accolée, mais bien plus petite qu’aujourd’hui. Chapelle castrale « privée » en accès direct avec le château, par un escalier creusé dans les remparts.  

On n’en trouve mention qu’à partir de 1605, date à laquelle les Pères Minimes seront invités par Henri de Bourbon Montpensier, souverain de Dombes, à s’installer en ses château et chapelle, afin de combattre l’hérésie. Cette « Eglise de la Contre Réforme » sera un phare spirituel avant de devenir un symbole à combattre.  Les religieux y resteront jusqu’à la Révolution Française.

 Elle va souffrir des affres de la Révolution française, mais, en 1825, Mgr DEVIE  alors évêque de Belley, incite les habitants à la restaurer. Son architecture particulière, mélange de carrons savoyards, de galets roulés sans doute issus du lit du fleuve, de pierres de taille, fait l’étonnement des visiteurs. La façade principale est surmontée d’une statue de la Vierge, en bronze, assurant  la protection de  Montmerle ; un portail du XVII° siècle donne accès en cette chapelle.

A l’intérieur, c’est un décor sobre et néanmoins exceptionnel qui s’offre à nous :De magnifiques peintures murales à la détrempe, datant du XVIIe siècle, ont été mises au jour et restaurées entre 1992 et 2001 : un Purgatoire, une scène d’Annonciation, un intrados, un très bel ensemble pictural.                                                                                

Placée, dans une niche en haut de l’autel, une statue de Vierge Romane à l’Enfant Jésus, en bois polychrome, daté du XII° siècle, est vêtue d’un somptueux costume d’apparat depuis le XIX° siècle.

La Chapelle des Minimes est un site à la fois spirituel, géographique, historique remarquable et qui, en plus de mille ans d’existence a accueilli des illustres figures de l’histoire locale et de France : les seigneurs de Beaujeu, la Grande Mademoiselle, le Saint curé d’Ars et l’artiste contemporaine, Mick Micheyl  qui a fait don d’un acier gravé à la chapelle qu’elle aimait tant.

 7781 exterieur de la chapelle des minimes montmerlesursaone fiche
 
 
 Crédits photographiques:
(c) Association pour la Restauration de l'Eglise de Bouligneux
(c) Passion Patrimoine
(c) SDP du MNAM - Photo Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dis. RMN-Grand Palais / image Centre Pompidou, MNAM-CCI
(c) Patrimoine et Histoire de Champfromier - Patrimoine du canton de Bellegarde
(c) Dominique Tritenne
(c) Patrimoine des Pays de l'Ain